Archives de juillet 2014

Comment l’US Navy transforme de l’eau de mer en carburant

crédit: technofuture.canalblog.com/

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Les chercheurs de la Marine américaine ont réussi à transformer de l’eau de mer en carburant, espérant à terme s’affranchir de la dépendance au pétrole. Voici comment.

Après la voile et la vapeur, la Marine américaine pense avoir la pierre philosophale pour propulser ses navires: ses chercheurs ont réussi à transformer de l’eau de mer en carburant, espérant à terme s’affranchir de la dépendance au pétrole.

Les chercheurs du Naval Research Laboratory (NRL) ont démontré la viabilité du concept en parvenant à faire voler un modèle réduit d’avion avec du carburant produit à partir d’eau de mer.

« C’est une étape énorme », se félicite le vice-amiral Philip Cullom, chef d’état-major adjoint de l’US Navy, qui cherche à se désengager de sa dépendance au pétrole et des variations de son prix.

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Et la Marine est gourmande: en 2011, la Navy a consommé près de deux millions de tonnes de carburant. La transformation d’eau de mer en kérosène pourrait coûter à terme entre 3 et 6 dollars par gallon (3,8 litres), espère le NRL.

Après neuf ans de travail sur le sujet, Heather Willauer, une chimiste du NRL ne cache pas sa joie: « pour la première fois, nous avons été capables de mettre au point une technologie pour capturer de façon simultanée le CO2 et l’hydrogène contenue dans l’eau de mer et d’en faire un carburant liquide, c’est une percée importante ».

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L’idée de départ est simple: les hydrocarbures sont composés de carbone et d’hydrogène, présents en grande quantité dans l’eau de mer. En capturant le dioxyde de carbone (CO2) et l’hydrogène contenus dans l’océan, il est possible de produire un kérosène de synthèse utilisable dans les moteurs de navires ou d’avions.

Directement utilisable

Le CO2 -dont la concentration est 140 fois plus importante dans l’océan que dans l’air- et l’hydrogène sont capturés par un processus d’électrolyse et ensuite liquéfiés et transformés en hydrocarbures.

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Ce carburant a sensiblement la même apparence et la même odeur qu’un kérosène conventionnel, assure Heather Willauer. Surtout, le grand avantage, selon le vice-amiral Cullom, est qu’il est directement utilisable dans les moteurs de navires et d’avions actuels. Pas besoin donc de mettre au point de nouveaux moteurs.

La production de ce carburant ne s’effectue pour l’instant qu’en petites quantités en laboratoire. L’unité de production, dont les divers éléments sont disponibles dans le commerce, est installée sur une palette d’environ 1,5 mètre de côté. Pour passer à une quantité industrielle, il suffira de multiplier les unités de production.

Mais avant cela, en partenariat avec plusieurs universités, le laboratoire veut améliorer encore la quantité de CO2 et d’hydrogène capturés. « Nous avons démontré la faisabilité, nous voulons améliorer l’efficacité », explique Heather Willauer.

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Les implications de cette innovation sont prometteuses sur le plan stratégique car elles devraient permettre de raccourcir la chaîne logistique, un maillon faible dans chaque armée car plus facile à attaquer.

Dans la Marine, « on ne va pas nécessairement à la station-service pour se ravitailler, c’est la station-service qui vient à nous par le biais d’un pétrolier ou d’un navire de ravitaillement », explique le vice-amiral Cullom. Les Etats-Unis disposent d’une flotte de 15 pétroliers-ravitailleurs militaires.

Pétrolier-Ravitailleur -Var- A 608 crédit: http://technofuture.canalblog.com/

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Seuls les porte-avions sont dotés d’une propulsion nucléaire. Tous les autres navires doivent fréquemment abandonner leur mission pendant quelques heures pour naviguer en parallèle avec le pétrolier le temps de faire le plein, une opération délicate, surtout par gros temps.

Mais les chercheurs préviennent: il faut encore compter dix ans au moins avant que les navires américains soient en mesure de produire à bord leur propre carburant.

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Mise à jour investigation oceanographique et oanis le: 24/07/2014 à : 11h35.

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La vie complexe est bien plus ancienne que prévue

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Crédit: rtflash.fr/

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Des chercheurs du CNRS et de l’université de Poitiers en collaboration avec des équipes de l’université Lille 1, de l’université de Rennes 1, du Muséum national d’Histoire naturelle et de l’Ifremer, ont mis au jour dans les sédiments argileux du Gabon les plus vieux fossiles d’organismes pluricellulaires jamais observés. Ce sont des fossiles vieux de 2,1 milliards d’années qui ont été récoltés, dont des dizaines de nouveaux spécimens. Leur analyse détaillée, publiée le 25 juin 2014 dans la revue Plos One, révèle une surprenante et foisonnante biodiversité ayant évolué dans un écosystème marin, composée d’organismes micro et macroscopiques de formes et de tailles extrêmement variées.

La mise au jour en 2010 de ces 250 fossiles d’organismes pluricellulaires complexes vieux de 2,1 milliards d’années dans un gisement sédimentaire proche de Franceville, au Gabon, a totalement remis en cause  le scénario généralement admis de l’histoire de la vie sur Terre. Jusque-là, les plus vieux fossiles d’organismes complexes remontaient à 600 millions d’années (Vendobionta d’Ediacara en Australie) et il était communément admis qu’avant cette période, la vie sur notre planète était constituée exclusivement d’organismes unicellulaires (bactéries, algues unicellulaires…). Mais avec cette  découverte de Franceville, la vie complexe a fait un bond de 1,5 milliard d’années en arrière!

L’utilisation d’une sonde ionique destinée à mesurer les différents isotopes du soufre a confirmé l’origine organique des spécimens récoltés, tandis que leur analyse au microtomographe à rayons X a révélé leur structure et permis de caractériser leur morphotype.

La structure très organisée et les tailles variées des spécimens macroscopiques (jusqu’à 17 centimètres) montre un mode de croissance extrêmement sophistiqué pour la période. Cet écosystème marin complet est donc composé d’organismes micro et macroscopiques de formes et de tailles extrêmement variées qui vivaient dans un environnement marin peu profond. 

L’apparition de cette surprenante biodiversié gabonaise correspond au premier pic d’oxygène observé entre – 2,3 et – 2 milliards d’années. Cette biodiversité se serait vraisemblablement éteinte après que ce taux d’oxygène ait brutalement rechuté. La diversité et la structure très organisée des spécimens étudiés suggèrent qu’ils sont déjà évolués et laisse entrevoir la possibilité  que d’autres formes de vie aussi anciennes soient découvertes dans d’autres régions du monde…

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Mise à jour investigation oceanographique et oanis, le: 21/07/2014 à : 05h15.

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Energie thermique des mers : l’Europe finance le pilote

Source image: DCNS

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Article source: sciencesetavenir.fr

Par Loïc Chauveau

La Martinique va accueillir la première centrale électrique nouvelle génération utilisant les couches profondes des océans.

CENTRALE FLOTTANTE. L’Union européenne vient de décider l’octroi de 72 millions d’euros pour aider à la réalisation du projet NEMO, soit « New Energies for Martinique and Overseas ».

Utiliser la différence de température entre la surface et les couches profondes

NEMO est une centrale flottante exploitant l’énergie thermique des mers (ETM). Construite par la DCNS (ex direction de la construction navale à Cherbourg) et le développeur de projet akuo energy, cette centrale de 16 MW pourra fournir les besoins de 35.000 foyers. Elle sera installée à sept kilomètres au large de la ville de Bellefontaine sur la côte est de l’île et sera opérationnelle en 2018. Le coup de pouce de l’Europe va permettre de couvrir financièrement les cinq premières années d’exploitation.

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Mise à jour investigation oceanographique et oanis, le: 17/07/2014 à : 10h15.

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