Archives du tag ‘hydrocarbures

Comment l’US Navy transforme de l’eau de mer en carburant

crédit: technofuture.canalblog.com/

crédit:
technofuture.canalblog.com/

Article sourcetechnofuture.canalblog.com/

Les chercheurs de la Marine américaine ont réussi à transformer de l’eau de mer en carburant, espérant à terme s’affranchir de la dépendance au pétrole. Voici comment.

Après la voile et la vapeur, la Marine américaine pense avoir la pierre philosophale pour propulser ses navires: ses chercheurs ont réussi à transformer de l’eau de mer en carburant, espérant à terme s’affranchir de la dépendance au pétrole.

Les chercheurs du Naval Research Laboratory (NRL) ont démontré la viabilité du concept en parvenant à faire voler un modèle réduit d’avion avec du carburant produit à partir d’eau de mer.

« C’est une étape énorme », se félicite le vice-amiral Philip Cullom, chef d’état-major adjoint de l’US Navy, qui cherche à se désengager de sa dépendance au pétrole et des variations de son prix.

crédit: technofuture.canalblog.com/

crédit:
technofuture.canalblog.com/

Et la Marine est gourmande: en 2011, la Navy a consommé près de deux millions de tonnes de carburant. La transformation d’eau de mer en kérosène pourrait coûter à terme entre 3 et 6 dollars par gallon (3,8 litres), espère le NRL.

Après neuf ans de travail sur le sujet, Heather Willauer, une chimiste du NRL ne cache pas sa joie: « pour la première fois, nous avons été capables de mettre au point une technologie pour capturer de façon simultanée le CO2 et l’hydrogène contenue dans l’eau de mer et d’en faire un carburant liquide, c’est une percée importante ».

atome-hydrogene crédit: /technofuture.canalblog.com/

Atome-Hydrogene
crédit:
technofuture.canalblog.com/

L’idée de départ est simple: les hydrocarbures sont composés de carbone et d’hydrogène, présents en grande quantité dans l’eau de mer. En capturant le dioxyde de carbone (CO2) et l’hydrogène contenus dans l’océan, il est possible de produire un kérosène de synthèse utilisable dans les moteurs de navires ou d’avions.

Directement utilisable

Le CO2 -dont la concentration est 140 fois plus importante dans l’océan que dans l’air- et l’hydrogène sont capturés par un processus d’électrolyse et ensuite liquéfiés et transformés en hydrocarbures.

crédit: technofuture.canalblog.com/

crédit:
technofuture.canalblog.com/

Ce carburant a sensiblement la même apparence et la même odeur qu’un kérosène conventionnel, assure Heather Willauer. Surtout, le grand avantage, selon le vice-amiral Cullom, est qu’il est directement utilisable dans les moteurs de navires et d’avions actuels. Pas besoin donc de mettre au point de nouveaux moteurs.

La production de ce carburant ne s’effectue pour l’instant qu’en petites quantités en laboratoire. L’unité de production, dont les divers éléments sont disponibles dans le commerce, est installée sur une palette d’environ 1,5 mètre de côté. Pour passer à une quantité industrielle, il suffira de multiplier les unités de production.

Mais avant cela, en partenariat avec plusieurs universités, le laboratoire veut améliorer encore la quantité de CO2 et d’hydrogène capturés. « Nous avons démontré la faisabilité, nous voulons améliorer l’efficacité », explique Heather Willauer.

crédit: technofuture.canalblog.com/

crédit:
technofuture.canalblog.com/

Les implications de cette innovation sont prometteuses sur le plan stratégique car elles devraient permettre de raccourcir la chaîne logistique, un maillon faible dans chaque armée car plus facile à attaquer.

Dans la Marine, « on ne va pas nécessairement à la station-service pour se ravitailler, c’est la station-service qui vient à nous par le biais d’un pétrolier ou d’un navire de ravitaillement », explique le vice-amiral Cullom. Les Etats-Unis disposent d’une flotte de 15 pétroliers-ravitailleurs militaires.

Pétrolier-Ravitailleur -Var- A 608 crédit: http://technofuture.canalblog.com/

Pétrolier-Ravitailleur -Var- A 608
crédit:
technofuture.canalblog.com/

Seuls les porte-avions sont dotés d’une propulsion nucléaire. Tous les autres navires doivent fréquemment abandonner leur mission pendant quelques heures pour naviguer en parallèle avec le pétrolier le temps de faire le plein, une opération délicate, surtout par gros temps.

Mais les chercheurs préviennent: il faut encore compter dix ans au moins avant que les navires américains soient en mesure de produire à bord leur propre carburant.

geyser

gif

Mise à jour investigation oceanographique et oanis le: 24/07/2014 à : 11h35.

cropped-capture2.jpg

Une huile mystérieuse englue les oiseaux marins en Angleterre

Le guillemot de Troïl, également appelé guillemot marmette, se tient debout à la façon d’un manchot. Il excelle dans la chasse sous l’eau, ce qui le rend vulnérable lors de marées noires. © Dick Daniels, cc by sa 3.0

Le guillemot de Troïl, également appelé guillemot marmette, se tient debout à la façon d’un manchot. Il excelle dans la chasse sous l’eau, ce qui le rend vulnérable lors de marées noires. © Dick Daniels, cc by sa 3.0

Article source:futura-sciences.com

Le 4 février 2013 à 17h47, 

Par Delphine Bossy, Futura-Sciences
FuturaSciences

En Angleterre, les oiseaux sont atteints d’un mal obscur. Des centaines d’individus ont été retrouvés sur les plages du sud de l’île, certains morts, d’autres en mauvais état. Tous étaient englués : ils étaient recouverts d’une sorte d’huile visqueuse et inconnue. Un épais mystère règne donc autour de cette nouvelle pollution.

Le guillemot de Troïl ressemble à un petit manchot. Il mesure environ 40 cm et vit principalement en haute mer, même s’il lui arrive de rejoindre les côtes durant les périodes de reproduction. Grégaire, il pêche en groupe, peut plonger à 30 m de profondeur et se nourrit de petits poissons de bancs. Une activité qui le rend particulièrement sensible aux nappes de pétrole et autres substances visqueuses, car il peut confondre la lumière réfléchie par les étendues huileuses et celle renvoyée par les écailles d’une multitude de poissons.

La côte sud de l’Angleterre est frappée depuis quelques jours par une pollution qui n’avait jusqu’alors jamais été répertoriée. Des centaines d’oiseaux marins, pour la plupart des guillemots de Troïl, ont été retrouvés enduits d’une substance encore non identifiée, le long des plages situées entre Weymouth et Torquay. La substance a littéralement englué et astreint au sol ces espèces voyageuses.

Certains oiseaux ont été retrouvés morts, d’autres très affaiblis. D’après la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals (RSPCA), la plupart d’entre eux avaient les pattes abîmées. Au premier abord, les oiseaux semblent juste mouillés, humides, mais en regardant de plus près, on s’aperçoit que leurs plumes sont collées au corps. Ils sont donc incapables de se nettoyer seuls. La majorité des individus retrouvés a été recueillie auWest Hatch Animal Centre de Taunton, mais des animaux ont aussi été trouvés et nettoyés dans le Hampshire et le Sussex.

Les guillemots sûrement encrassés par les polluants des cargos

Le produit – une huile minérale raffinée – n’a pas encore été identifiée. Elle est probablement issue d’un composé industriel, largué par un cargo. Toutefois, il n’y a pas eu de rapport Evénement de pollution dans la zone maritime anglaise. La Maritime and Coastguard Agency a alors envoyé d’elle-même un avion de prospection, mais malgré les vues aériennes, rien n’a été détecté.

Déterminer la source d’émission relève d’une mission impossible. La zone maritime anglaise est un chenal de quelque 50.000 km2 alors que la nappe visqueuse rejetée ne devait sûrement pas dépasser les 2 km2. Cela revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. Récemment, un cas de déversement d’huile de palme a aussi été rapporté. Il avait affecté les oiseaux marins et les côtes, mais la source de rejet n’avait pas été identifiée, bien que l’on soupçonne le lavage de citernes des gros cargos d’en être à l’origine.

Simon Boxall, du National Oceanography Centre de Southampton, a suspecté que cette espèce d’huile engluée pouvait également provenir de cargos. Les premiers temps, il pensait qu’il s’agissait d’huile de palme, la piste des hydrocarbures ayant été immédiatement évincée. Les premières analyses n’ont toutefois montré aucune trace d’huile de palme. Qu’elle ait été larguée accidentellement ou consciemment par un cargo, cette substance laisse planer le mystère, tant sur sa nature que sur sa provenance.

barre dorée

Mise à jour investigation océanographique et oanis, le :05/02/2013, 05h00.

cropped-capture2.jpg

%d blogueurs aiment cette page :