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« Réaliser que les planètes-océans sont si nombreuses était une immense surprise »Li Zeng astronome à Harvard

Planète océan vue de l’espace – exoplanètes.
« Les planètes océan sont des planètes composées de larges quantités d’eau, qui en recouvrent la surface sur une profondeur pouvant aller jusqu’à plus d’une centaine de kilomètres. De taille relativement modeste (de l’ordre de 0,8 à 2 rayons terrestres), et contrairement aux Géantes de glaces, elles ne possèdent pas une épaisse atmosphère d’hydrogène/hélium. »
Quelques exemples de planètes océans
GJ 1214 b est la planète candidate la plus sérieuse au titre de Planète océan. Elle est localisée à seulement 42 années-lumières. De récentes découvertes remettent en cause sa structure, néanmoins.
Kepler 22b, récemment découverte, est également une candidate prometteuse.
Crédit : exoplanetes.univers-et-espace.com

Un tiers des exoplanètes seraient des planètes-océans.

Article source : futura-sciences.com/

Publié le 23/11/2018 par : Floriane Boyer.

L’eau, une ressource précieuse sur Terre, abonde dans l’univers. Tant et si bien qu’un tiers des exoplanètes seraient des mondes aquatiques. Une nouvelle recherche nous en apprend un peu plus sur la structure et les caractéristiques de ces mystérieuses planètes plus grosses que la Terre, dites « planètes-océans », inconnues dans notre système solaire.

Alors que le compteur des exoplanètes augmente inlassablement – il affiche 3.838 à l’heure où ces lignes sont écrites –, la question qui nous taraude tous est : à quoi peuvent-elles bien ressembler ? D’après Li Zeng, astronome à Harvard, et ses collègues, beaucoup d’entre elles pourraient bien faire pâlir de jalousie notre planète bleue. Leur analyse, présentée à la conférence internationale de Goldschmidt sur la géochimie en août et publiée dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, montre en effet que les mondes riches en eau sont monnaie courante : jusqu’à 35 % des planètes seraient constituées à moitié d’eau ! Par comparaison, tous les océans de la Terre ne comptent que pour 0,023 % de sa masse totale.

« Réaliser que les planètes-océans sont si nombreuses était une immense surprise », confie Li Zeng dans un communiqué de presse. C’est une découverte enthousiasmante pour la recherche de planètes similaires à la nôtre et de vie extraterrestre. Avec une taille en général comprise entre 2 et 4 rayons terrestres (RT) et une masse environ 10 fois plus importante que celle de la Terre, ces planètes-océans se situent à la limite supérieure d’une catégorie d’exoplanètes appelées superterres, des planètes comprises entre 1 et 10 masses terrestres.

Des super terres riches en eau

Les chercheurs sont arrivés à la conclusion qu’un tiers des exoplanètes connues étaient des planètes-océans en développant un nouveau modèle sur leur structure interne. Celui-ci s’appuie sur les mesures de Kepler, pour les rayons des planètes, avec la prise en compte des révisions importantes apportées par la mission Gaia. Ces dernières ont récemment poussé les astronomes à revoir à la baisse le nombre d’exoterres, ces planètes d’une taille proche de la nôtre, découvertes par Kepler. Les informations sur la masse des exoplanètes proviennent d’observatoires terrestres.

Ce qui fait « la beauté de ce modèle », selon Li Zeng, c’est qu’il explique la relation entre la masse, le rayon et la composition des exoplanètes. Il indique que les planètes de petite taille, en l’occurrence celles dont le rayon est inférieur à 2 RT, sont rocheuses et pauvres en eau, tandis que celles de taille intermédiaire (entre 2 et 4 RT) sont riches en eau – ce sont les planètes-océans. Celles au-dessus de 4 RT sont riches en gaz. Au-delà de 10 RT, on a d’ailleurs typiquement affaire à des géantes gazeuses, majoritairement composées d’hydrogène et d’hélium.

Vidéo  de James Kelly via Youtube  intitulée :  Water World

« Représentation d’un monde complètement recouvert d’océan. Crédit: NASA Kepler Mission / Dana Berry »

 

Simulation d’une exoplanète recouverte d’un vaste océan d’eau liquide. © James Kelly, YouTube/Nasa Kepler Mission/Dana Berry

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Les dimensions des planètes contraignent leur formation et leur structure interne. Ainsi, durant les premières étapes de leur naissance dans le disque protoplanétaire, « les planètes-océans se sont certainement formées d’une manière similaire aux cœurs des géantes gazeuses que l’on trouve dans notre système solaire (Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune) », relate Li Zeng. « Échouant à devenir des géantes gazeuses », elles auraient ensuite évolué différemment pour devenir des superterres riches en eau.

Cependant, le terme en français « planètes-océans », équivalent de l’anglais « water worlds », littéralement « mondes d’eau », est peut-être un peu trompeur. Car « c’est de l’eau, mais pas celle rencontrée communément sur Terre », prévient Li Zeng. « Leur température de surface oscille entre 200 et 500 °C. Leur surface pourrait être enveloppée d’une atmosphère constituée majoritairement de vapeur d’eau, avec une couche liquide en-dessous. Plus profondément, cette eau se transforme en glace sous haute pression. » En s’enfonçant encore plus à l’intérieur de ces planètes, on atteindrait pour finir le noyau rocheux solide.
Ainsi décrites, les planètes-océans apparaissent tout de suite beaucoup moins hospitalières. Pourtant, « la vie pourrait se développer dans des couches proches de la surface où la pression, la température et la composition chimique sont adéquates », estime Li Zeng. Ce type d’exoplanètes pourrait être « un des plus abondants dans notre Galaxie », observe-t-il. Lui et ses collègues s’attendent à ce que le satellite Tess, successeur de Kepler, en récolte une belle moisson.


  • 35 % des quelque 4.000 exoplanètes découvertes à ce jour seraient des mondes riches en eau, couramment appelés planètes-océans.
  • Ces planètes-océans sont des superterres dont la taille oscille entre 2 et 4 fois le rayon de la Terre.
  • Elles contiendraient jusqu’à 50 % d’eau, sous forme de vapeur dans leur atmosphère, d’un océan liquide en-dessous, puis de glace dans les entrailles de la planète.
  • Source

  • oanis
     Mise à jour investigation Océanographique et O.A.N.I.S le- 23/ 11/2018 à 14H55.

La découverte d’eau sur certaines certaines planètes pourrait bouleverser la recherche de vie extraterrestre.

Vue d’artiste représentant le système Trappist-1, composé de sept planètes orbitant autour d’une « naine rouge », une étoile moins lumineuse et moins massive que notre Soleil. NASA/JPL-Caltech/R. Hurt – lexpress.fr

Vendredi 9 février 2018 à 17h00:

« L’eau existe sous différentes formes ici sur notre planète. Dans le cosmos elle se dévoile un peu plus au gré des découvertes faites par différents moyens de détection.

Nous ouvrons cette rubrique spéciale ( L’eau dans l’espace)  avec un premier article pour justifier cela.

Nos recherches ont déjà commencées et pris en compte ces paramètres. Simplement l’eau dans l’espace aura sa rubrique dédiée aux découvertes de cet élément ailleurs que sur Terre. Ceci sera plus facile de retrouver ce sujet  et ce genre d’informations nous parvenant parmi les autres, ici sur notre site web. »

Era & Sylvain

De la roche et beaucoup d’eau: les planètes de Trappist-1 livrent leurs secrets

Article source: 7sur7.be 

Lundi, 5 février 2018

De nouvelles études dévoilent notamment que les sept exoplanètes du système TRAPPIST-1 sont globalement rocheuses et jusqu’à 5% plus riches en eau que la Terre, indique lundi l’Université de Liège dans un communiqué. L’an dernier, une équipe internationale chapeautée par l’astronome liégeois Michaël Gillon avait annoncé la découverte de quatre nouvelles exoplanètes – des planètes situées hors du système solaire – autour de l’étoile naine ultra froide TRAPPIST-1. Elles s’ajoutaient aux trois autres détectées précédemment.

Des observations intensives ont été effectuées par les télescopes terrestres (notamment TRAPPIST et SPECULOOS) et spatiaux (HUBBLE et SPITZER). 

Selon une étude publiée dans la revue Astronomy & Astrophysics, les planètes du système TRAPPIST contiennent jusqu’à 5% d’eau en plus que la Terre. « C’est nettement plus d’eau que celle contenue dans nos océans, qui ne représentent que 0,02 % de la masse de notre planète », explique Simon Grimm, post-doctorant à l’Université de Berne, en Suisse. Ce constat a pu être mis en évidence grâce à une mesure précise des masses et des dimensions des planètes.

Une autre étude, dirigée par Valérie Van Grootel (STAR Research Institute, ULiège) et parue dans The Astrophysical Journal, dévoile que des observations ont permis d’en savoir plus sur les propriétés de l’étoile du système, TRAPPIST-1, notamment sa distance, sa température, son rayon et sa masse, qui est 10% plus élevée que ce qui avait été estimé. 

L’habitabilité potentielle confirmée
Par ailleurs, la présence d’une atmosphère riche en hydrogène a été exclue pour trois des quatre planètes du système les plus susceptibles d’être habitables, selon une troisième étude publiée dans Nature Astronomy. « La présence d’atmosphères étendues dominées par l’hydrogène sur les quatre planètes les aurait présentées comme des mondes gazeux inhospitaliers comme Neptune« , souligne Julien de Wit, chercheur au Massachusetts Institute of Technology et auteur principal de l’étude. « Rassemblés, les résultats de nos recherches confirment la nature terrestre et l’habitabilité potentielle des planètes du système. »

Enfin, des données récoltées grâce au télescope spatial de la Nasa SPITZER, montrent que les futures études de l’atmosphère des planètes « ne seront pas affectées de façon significative par l’activité de l’étoile, ce qui est encourageant pour la suite », commente Laetitia Delrez, post-doctorante de l’ULiège à l’Université de Cambridge et auteure d’une dernière étude (Monthly Notices of the Royal Astronomical Society). 

Les chercheurs attendent maintenant avec impatience l’observation spectroscopique des atmosphères des planètes avec le nouveau télescope spatial James Webb, qui sera lancé l’an prochain par la NASA et l’ESA.

Source

En bonus peur ceux qui souhaitent plus de précisons scientifiques voici une conférence filmée.

Vidéo via youtube

CEA Sciences

Ajoutée le 13 mars 2017

Conférence d’actualité du 6 mars 2017 du CEA Paris-Saclay Un système extrasolaire extraordinaire vient d’être découvert à 40 années-lumière de nous : sept planètes tempérées et de taille proche de celle de la Terre orbitent autour d’une petite étoile très froide appelée Trappist-1. Trois de ces planètes pourraient avoir des conditions à leur surface propices à la présence d’eau liquide. Les perspectives d’observations complémentaires rendent ce système particulièrement excitant : en particulier l’atmosphère de ces planètes pourra être sondée grâce au télescope spatial James Webb auquel le CEA contribue activement. Intervenant(e)s : – Emeline Bolmont, post-doctorante au Laboratoire dynamique des étoiles, des exoplanètes et de leur environnement (LDEE) à l’Irfu, parle de la découverte des planètes de Trappist-1; – Stéphane Mathis, chercheur au Service d’astrophysique de l’Irfu, explique les résultats des forces de marées considérables qui s’exercent sur ces exoplanètes; – Antoine Strugarek, post-doctorant au LDEE à l’Irfu, montre l’influence des champs magnétiques des étoiles et des planètes sur l’organisation des systèmes d’exoplanètes; – Pierre-Olivier Lagage, chercheur au Service d’astrophysique de l’Irfu, explique la mission du télescope spatial James Webb (JWST) pour analyser les atmosphères de ces exoplanètes. Durée de la conférence : 1h20min Copyright CEA / DRF

Les planètes exotiques de Trappist-1

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Mise à jour investigation océanographique et oanis, le 09/02/2018 à : 17h00.

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