Le Swordship, précurseur des marines du futur.

Le Swordship.crédits : DCN

Le Swordship.
crédits : DCN

Article source:http://www.meretmarine.com

25/10/2006

Le Swordship.crédits : DCN

Le Swordship.
crédits : DCN

Comme à chaque salon Euronaval, DCN présente un nouveau concept ship, c’est-à-dire une plateforme rassemblant les technologies en cours de développement et celles pressenties à moyen et long terme. Après les sous-marins futuristes SMX-21 et SMX-22 d’il y à deux ans, l’industriel s’est, cette fois, attaqué aux bâtiments de surface. Avec son « navire épée », le Swordship, DCN, précurseur en matière de furtivité avec les La Fayette (1996), a poussé la réduction de la signature à son paroxysme. « Nous allons le plus loin possible dans la furtivité et, avec le Swordship, on peut pratiquement parler de navire indétectable », explique Michel Accary, directeur Marketing & Nouveaux Produits de DCN. « C’est une technologie très difficile à maîtriser et seuls quelques pays sont capables de construire des navires vraiment performants en la matière. Après les La Fayette, beaucoup ont tenté de réaliser des bâtiments à la signature réduite mais, derrière les apparences des superstructures inclinées, les performances n’ont souvent pas été au rendez-vous ». Extérieurement, le bâtiment pourrait être assimilé à un mariage du destroyer américain DD(X) et du Littoral Combat Ship (LCS) du team General Dynamics / Austal, doté d’une coque catamaran. Toutefois, selon ses concepteurs, le Swordship va plus loin en matière de furtivité. Reprenant le systèmes des antennes planes, développé à partir des années 80 par les Américains, le Sworship ne dispose d’aucun aérien, l’ensemble des senseurs étant disposés dans une mâture unique et parfaitement intégrés à une superstructure pyramidale, sans la moindre aspérité. Le système antennaire ne se limite toutefois pas au bloc passerelle, des antennes radios et HF étant intégrées à l’ensemble de la coque, ce qui permet, au passage, de résoudre les problèmes de compatibilité électromagnétique : « C’est une vision à long terme de ce que peut être un bâtiment de surface et, dans cette perspective, nous atteignons le graal de la furtivité. Grâce à la simulation, on sait que la disparition du navire est faisable », précise Phlippe Goubault, architecte à DCN Ingénierie. Une passerelle à la Star Trek pour une bataille en réseauD’une longueur de 145 mètres pour une largeur de 33.6 mètres et un déplacement de 5300 tonnes en charge, le Swordship présente ce qui pourrait être une évolution majeure en matière de conduite du navire. La passerelle, dotée d’une vue à 360 degrés sur l’extérieur, dispose, en son centre, d’un central opération digne d’une salle du Futuroscope. Les opérateurs sont, en effet, entourés par un ensemble d’écrans circulaires donnant une vue virtuelle à 360° de la situation extérieure. Sur ces écrans, qui s’apparentent à certains simulateurs, les officiers pourront lire toutes les informations relatives aux plots détectés, aux forces alliées présentes dans le secteur ou encore aux moyens déployés par le navire, comme un hélicoptère ou des drones. « Le Warship management system doit donner à l’opérateur une visibilité élargie », souligne Philippe Goubault. Dans le concept du Swordship, les engins autonomes ont une place très importante : « Dans le futur, la guerre se fera par moyens déportés et les drones auront de plus en plus d’importance », affirme Jean-Pierre d’Hérouville, responsable des navires de surface à DCN. Le Swordship pourrait embarquer, en plus d’un hélicoptère lourd, trois drone d’1.5 tonne dans un hangar, situé sous la plateforme d’appontage. De plus, la mise en œuvre de deux drones de surface est également prévue. Dans cet horizon lointain, le concept voit la consécration de la guerre en réseau et des « systèmes de systèmes », avec une intégration très poussée de la coordination des navires entre eux, de la mutualisation de leurs moyens de détection et d’intervention, le tout intégrant également les engins déportés, drones aériens (UAV) et sous-marins (USV). Pour les ingénieurs, la poursuite des progrès en matière d’automatisation devrait aboutir, dans une vingtaine d’années, à des bâtiments de 5000 à 6000 tonnes armés par une quarantaine de personnes, soit presque 9 fois moins que sur une frégate comme le Duquesne (1970).

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Mise à jour investigation océanogarphique et oanis, le : 22 / 03/2013 à : 19h05.

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