Les surprenantes prouesses des calmars volants (vidéo)

Photo fournie par l’université d’Hokkaido de l’escadron de calamars volants. (Photo Kouta Muramatsu. AFP)

Photo fournie par l’université d’Hokkaido de l’escadron de calamars volants. (Photo Kouta Muramatsu. AFP)

Article source:jack35.wordpress.com

Une équipe de chercheurs japonais a réussi à déterminer que ces mollusques parviennent à voler à plus de 11 mètres par seconde en projetant un puissant jet d’eau.

On dirait une escadre de drones, mais ce sont des petits calamars qui volent à plus de 11 mètres/seconde pour échapper à leurs prédateurs. Tels des missiles, ces mollusques s’éjectent d’abord de l’océan en projetant un puissant jet d’eau sous pression, et immédiatement déploient leurs nageoires comme des ailes, explique Jun Yamamoto, de l’université d’Hokkaido.

A titre de comparaison l’homme le plus rapide du monde Usain Bolt avait parcouru 10,31 mètres en une seconde lors des Jeux Olympiques de Londres en 2012.

«Il n’y avait jusqu’à présent que des témoignages et des rumeurs, et personne ne savait exactement comment ces animaux faisaient pour voler, mais nous avons enfin la preuve», a raconté Jun Yamamoto à l’AFP, photos à l’appui. Sur un cliché on voit notamment une vingtaine environ de calamars «voler» en formation.

En juillet 2011, Yamamoto et son équipe traquaient un banc d’environ 100 calamars en plein Pacifique, à environ 600 kilomètres à l’est de Tokyo. Quand leur bateau s’est vraiment approché, les petits calamars, des Todarodes pacificus, d’environ 20 centimètres de long sont partis comme des fusées. «Une fois qu’ils avaient envoyé leur jet d’eau on les a vus planer grâce à leurs nageoires», rapportent des équipiers de Jun Yamamoto dans un rapport. Selon Yamamoto lui-même, ils restent en l’air pendant environ 3 secondes sur une distance d’environ 30 mètres.

«Au moment de retomber ils replient leurs nageoires pour amortir le choc et rentrer dans les flots de façon aérodynamique», précise le rapport. «L’une de nos découvertes c’est que ce calamar ne fait pas que sauter hors de l’eau, il adopte une position aérodynamique très élaborée pour voler», poursuit le rapport.

En planant, le calamar espère échapper à un éventuel poursuivant mais, selon les auteurs, il pourrait alors être à la merci d’autres prédateurs: les oiseaux de mer. L’étude des scientifiques japonais a été publiée cette semaine dans la revue allemande Marine Biology.

(Source : AFP)

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Mise  à  jour investigation océanographique et oanis, le :10/02/2013, 17h30.

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