Les secrets de l’Antarctide seront dévoilés dans deux ans

© Jannej / en.wikipedia.org

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Alexandra Zakharova
21.01.2013, 15:35, heure de Moscou

Dans l’eau du lac Vostok, il y a la vie. Il sera possible de prouver cela dans deux ans à peu près, quand on réussira à faire remonter des profondeurs du glacier de l’eau non glacée avec des microorganismes vivants. Et pour le moment, les savants russes, en commun avec leurs collègues étrangers, étudient la géologie du bassin et le glacier lui-même.

De l’orifice foré, les savants font remonter seulement la glace. Le fait est que l’eau du lac monte sous la pression dans le trou foré et se glace très vite. L’analyse des spécimens recueillis a montré que les microorganismes étaient ici absents. Cependant, les chercheurs russes sont assurés que dans les profondeurs du lac, il existe une vie. La température de l’eau est légèrement supérieure. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer maintenant une nouvelle technologie pour faire remonter à la surface de l’eau, et non de la glace. C’est seulement de cette manière que nous pourrons apprendre tout sur la flore et la faune du lac, indique le chef du centre logistique de l’expédition antarctique russe de l’institut de l’Arctique et l’Antarctique Viacheslav Martyanov.

« Tout ce qui concerne les biotes doit être fait dans l’eau en état liquide. Pour cela, nous devons pénétrer dans le lac et faire des expériences, et puis, faire remonter l’eau en l’état, intacte. Alors seulement, on pourra faire des conclusions microbiologiques. Mais ce sera possible dans deux ans à peu près, quand on réussira à faire remonter de l’eau intacte non congelée. Il est très difficile de faire cela, parce que la température moyenne de l’année à la station Vostok est de -58 degrés. Et dans ces conditions, il faut faire remonter l’eau du forage à une profondeur de 4 kilomètres de manière qu’elle ne se glace pas ».

Dans l’expédition sur le lac Vostok, des étrangers travaillent aussi. Par exemple, à l’heure actuelle, un savant allemand étudie le système des flux et des reflux du lac subglacial. Pour les Russes, il est important que les collègues étrangers prennent part aussi aux travaux. Les résultats des études communes, en général, sont plus exacts, remarque le vice-directeur du centre de recherches de l’Arctique et de l’Antarctique Alexandre Danilov.

« Nous avons toujours été les explorateurs principaux du lac. Les Américains nous ont aidés un peu aux différentes étapes. Ils n’étudiaient rien, ils foraient seulement. Dans le travail analytique, les Français nous aident. Il faut absolument effectuer des études aussi fines avec des collègues étrangers ».

Maintenant, en Antarctide, c’est l’été. La température de l’air ne tombe pas au-dessus de moins quarante. Mais déjà dans un mois, les travaux actifs devront être suspendus à cause des grands froids. Les savants russes doivent revenir chez eux en mai à bord du navire Académicien Fiodorov. Pendant quelques mois, les échantillons de glace du lac Vostok seront étudiés dans les laboratoires de Saint-Pétersbourg. /L

Source la voix de la russie

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Mise à jour investigation océanographique et oanis, le 22/01/2013, 13h20.

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Publié 22 janvier 2013 par Sylv1 dans Exobiologie/Biologie

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