Les sirènes

 

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Les sirènes inspirent depuis l’antiquité. D’abord mi-femmes mi-oiseaux, elles deviennent mi-femmes mi-poissons suite à un concours de chant contre les Muses (leurs mères) leur défaite leur coûtera leurs ailes et les plongera dans les eaux où la plupart se changeront en rocher. Les survivantes quand à elles seront dotées d’une queue de poisson et s’établiront sur les rivages et les récifs.

On s’accorde à attribuer aux sirènes le don de la beauté et celui du chant, qui en font des séductrices irrésistibles pour les marins qui s’en approchent. Certain mythes justifient cette attitude par le fait que se sont de grandes amoureuses, d’ailleurs, dit-on, si la mer est salée, c’est qu’elle est remplie des larmes des sirènes en mal d’amour. 

Celon les légendes elles enmènent les marins vers le fond des mers, où ils meurent noyés, ou restent pour les servir comme hypnotisés par leur chant. On dit aussi qu’elles attirent les bâteaux qui s’echouent sur les recifs, ou encore que leur voix procure une joie tellement forte que cela tue celui qui l’entend.

Au Moyen Age l’église reprend cette icone pour en faire un symbole de la luxure. On les représente souvent avec deux queue qu’elles tiennent écartées, mais aussi, plus rarement, avec une couronne ou partant leur enfant, sur les manuscrits, vitraux ou encore bénitiers. Elles incarnent la féminité et la fécondité, mais avant tout ses dangers et ses tentations.

C’est à la Rennaissance qu’elles perdent leur sinistre réputation démonique ou sexuelle pour devenir les protectrices des marins. On les retrouvent alors pour ornementer les cartes marines (on y répertorie même les recifs et iles où on peut les voir) , les armoiries des villes portuaires ou la proue des bateaux.

Jusqu’au 20ème siècle, une loie maritime anglaise réclamait même, au profit de la couronne d’Angleterre « toutes les sirènes trouvées dans les eaux anglaises.

Dans le conte d’Andersen « la Petite Sirène », celle-ci, pour l’amour d’un prince, accepte de perdre sa queue de poisson au prix de milles souffrances afin d’avoir des jambes. Cette métamorphose et surtout ses sacrifices symbolisent en quelque sorte le prix à payer par la condition humaine pour transformer son animalité primitive et accéder ainsi à la pleine existence : sortir de la grande mer de l’Inconscient, pour tenir les pieds sur terre en gardant la tête tournée vers les cieux. 

Le chant des sirènes

Pour certains psychanalistes le chant de la sirène est bien plus profond qu’il n’y parait et aurait quelque sens caché. En effet en s’appuyant sur les termes utilisés pour qualifier le chant des sirènes dans les écrits de l’antiquité on trouve trois adjectifs récurrents, qui peuvent peut être expliquer que les marins ne puissent leur résister :

-phthoggos : désigne le cri, c’est un son pur, il porte en lui l’innarticulé, il est associé à la mort. On le rapproche du cri/pleur du bébé qui appel sa mère dans lequel on peut ressentir une forme d’urgence, d’impératif qui l’oblige à venir à lui.

-Op’s : fait référence à la voix parlée, la voix douce, harmonieuse voire chantée qui tend à la séduction. On le compare en cela à la voix « enchanterresse » spécifique à la mère qui s’adresse à son enfant sur un air chantant, lentement en détachant les mots. Cette voix particulière a « le pouvoir » de provoquer une vive attention du bébé à en juger par le regard attentif qu’il adopte,ses gesticulations puis son sourir. Elle est la voix à suivre.

-Aoïde : Au contraire des deux précédents ce terme s’applique plus au contenu qu’à la sonnorité du chant des sirènes : il est le savoir promis, la transmission symbolique. Il serait plus précisément lié au Nom et à l’Origine, il en résulterait, pour le bébé par exemple, grâce au savoir et surtout à la verbalisation de ce savoir, la possibilité de la subjectivation puis, plus tard ,de se nommer, de dire « Je ». Ce « Je » qui apparaît non pas pour se différencier de l’Autre, mais parce que l’Autre nous différencit de lui. La sirène serait-elle capable plus que quiconque de nous dire qui nous sommes? En tout cas se n’est qu’après leur rencontre qu’Ulysse, dans « l’Odyssé » d’Homer, devient le narrateur de son périple et retrouve le chemin vers Itaque, sa ville natale.

http://www.wat.tv/video/sirene-en-video-u3cz_2ey61_.html

Vidéo youtube:

Incroyable fossile de Sirène « Musée-Promenade » Haute Provence-France

 

Ajoutée par  le 20 juin 2009

 

Voir notre blog http://videos2provence.over-blog.com pour trouver plus d informations sur ce singe d’eau ou « hydropithèque », qui abondait dans la région il y a 18 Millions d’années, et qui serait à l origine du mythe légendaire des Sirènes…

 

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Publié 20 février 2012 par Sylv1 dans Mystères Marins et Légendes

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