Organisme thermophile

Article source: http://fr.wikipedia.org/

Les organismes thermophiles (du grec thermê, chaleur et philein, aimer) ou hyperthermophiles sont des organismes qui ont besoin d’une température élevée pour vivre. Ils font partie des organismes extrémophiles.

Les thermophiles peuvent être isolés de sources chaudes comme le Grand Prismatic Spring, au Parc national de Yellowstone.

Dans des fumeurs tels que celui-ci vit l’archéobactérie Pyrolobus fumarii qui ne se reproduit qu’au-dessus de 90 °C, et jusqu’à 113 °C (mais toujours sous une pression très élevée).

Les organismes thermophiles peuvent vivre et se multiplier entre 50 et 70 °C.
Ils peuvent croître entre 25 et 40 °C mais faiblement. Il existe des organismes thermophiles parmi les différents groupes d’organismes eucaryotes comme des protozoaires, des champignons, des algues, et des procaryotes comme des streptomycètes, des cyanobactéries, des Clostridium, des Bacillus.
Les eucaryotes connus ne peuvent pas vivre à des températures supérieures à 60 °C.
La bactérie Thermus aquaticus est un exemple d’organisme thermophile, dont la haute résistance thermique de son ADN polymérase est utilisée pour la PCR.

Les hyperthermophiles:

Les organismes hyperthermophiles sont ceux qui peuvent optimalement vivre et se multiplier à des températures supérieures à 80 ° C (de 80 et 110 °C pour ceux que l’on connaît)
Ils sont incapables de croître à des températures inférieures à 60 °C.

Ils ne sont à ce jour représentés que par des procaryotes ; quelques bactéries et surtout Archaea.

  • Parmi les bactéries, on trouve des phototrophes anoxygéniques (pouvant photosynthétiser et vivant sans oxygène), des cyanobactéries capables de vivre à 70-73 °C et quelques chimiotrophes vivant dans des environnements atteignant 95 °C.
    Aquifex pyrophilus et Thermotoga maritima présentent par exemple respectivement un optimum de croissance à 95 °C et 90 °C.
  • Les hyperthermophiles les plus extrêmes et les plus fréquentes sont des archaea, appartenant par exemple aux genres Pyrococcus, Sulfolobus, Thermoplasma, Thermococcus, Pyrodictium, Hyperthermus ou Pyrolobus ; Parmi ce dernier gendre, l’archéobactérie Pyrolobus fumarii isolée dans des fumeurs de sources hydrothermales de l’atlantique détient le record de température. Elle ne se reproduit pas en dessous de 90 °C, et le fait jusqu’à 113 °C (mais toujours sous une pression très élevée). On a aussi découvert plusieurs virus thermophiles capables d’infecter ces bactéries.

L’exemple le plus extrême de ces organismes est Pyrolobus fumarii qui peut se multiplier jusqu’à 113 °C et qui est incapable de croître à des températures inférieures à 90 °C.

Habitat, niche écologique:

Les organismes thermophiles et hyperthermophiles peuvent être isolés de biotope comme des systèmes hydrothermaux volcaniques et géothermiques (sources chaudes, cheminées hydrothermales sous-marines…).

Mécanismes adaptatifs:

Les températures élevées augmentent la fluidité des membranes et détruisent de nombreuses macromolécules organiques. Pour maintenir la fluidité et la cohérence optimale des membranes et de leur milieu interne, ces cellules doivent ajuster leur composition en lipide (ratio acide gras saturé et insaturé, liaisons tétra-éther plus solides[1]).
La température affecte aussi la structure et la fonction des protéines et enzymes.

Le fonctionnement au niveau moléculaire des protéines et enzymes thermophiles est très étudié afin d’une part, de mieux comprendre l’adaptation au chaud et d’autre part, pour des applications biotechnologiques (biologie moléculaire).

Certains biologistes font l’hypothèse que les micro-organismes thermophiles et barophiles ressembleraient plus que tout autre être vivant actuel à l’ancêtre commun de toutes les cellules modernes, The Last universal common ancestor (LUCA)[2], et que la structure du code génétique aurait été formée chez ces organismes, en milieu hyperthermique et à hautre pression hydrostatique[3]. Cette hypothèse ne fait cependant pas l’unanimité parmi les scientifiques.

extrait d’article sur yellostone le stratovolcan du Wyoming:

Le Parc national de Yellowstone (Yellowstone National Park) est situé aux États-Unis, dans le nord-ouest du Wyoming. Une petite partie du parc se trouve sur les États voisins de l’Idaho et du Montana.

 

Source: http://fr.wikipedia.org/

Bactéries:

Castle Geyser, Yellowstone

Des bactéries thermophiles et des cyanobactéries vivent autour des geysers et des sources d’eau chaude du parc et leur donnent des couleurs variant du bleu au jaune en passant par le rouge. Moins d’un pour cent des micro-organismes du parc ont à ce jour été identifiés[94]. Certains de ces micro-organismes vivent dans des conditions extrêmes. On en a par exemple retrouvé dans l’environnement acide et chaud (70 °C) du Norris Geyser Basin[95].

Les bactéries qui tapissent les sources chaudes forment des amas de plusieurs milliards d’individus. Ces bactéries constituent les formes de vie les plus primitives de la planète. Des mouches et d’autres arthropodes sont présents dans ce milieu y compris pendant l’hiver. Pendant longtemps, les chercheurs pensaient que ces bactéries vivaient grâce au soufre ; mais en 2005, des scientifiques de l’Université du Colorado de Boulder ont mis en évidence le rôle de l’hydrogène dans le développement de ces bactéries[96].

Thermus aquaticus est une bactérie thermophile qui a été décrite par Thomas Brock en 1969. Il s’agit d’une bactérie gram-négative, aérobie et hétérotrophe qui produit une enzyme utilisée en laboratoire pour diagnostiquer des maladies génétiques et infectieuses, ainsi que pour déterminer une empreinte génétique. Les scientifiques étudient d’autres bactéries présentes dans le Yellowstone dans l’espoir de trouver de nouveaux remèdes et traitements médicamenteux[97].

%d blogueurs aiment cette page :